Symbolique de la rivière

Par Jacques Roux
A Saint-Vérand, penser « la rivière », c’est dire : la Cumane. Un mot dont l’étymologie est paraît-il un rien obscure, je n’en dirai pas plus : cette obscurité-là fait partie de la chose : pas plus que son nom, son premier (« l’authentique » ou le « véritable » comme on dit en Ardèche pour les sources de la Loire), son premier filet d’eau donc, n’est identifiable. Parce qu’il n’existe pas : ce qui sourd, ce qui suinte n’est pas source, la source il faudrait la chercher à l’origine des temps, quand se scindèrent le jour et la nuit, le solide et le liquide, et ce que nous nommons comme des enfants la vie et la mort. C’est de la « rivière » que je vais parler mais c’est bien de la Cumane qu’il s’agira. Dans les arrières plans incertains où s’entremêlent mes sentiments, mes pensées et les mots qui me viennent, n’est-elle pas « LA » rivière, n’est-elle pas, à elle seule, « toutes les » rivières ?
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