Un demi-siècle d’agriculture biologique dans la Drôme – 1965-2015 : des Pionniers à l’épopée départementale (deuxième publication)
Michel Jolland
NB : A la demande d’un groupe de lecteurs concernés par le thème traité, cette deuxième publication reprend, avec quelques corrections purement formelles et quelques ajouts mineurs, l’article du 12 juillet 2017. Celui-ci reste en ligne puisque l’enquête menée alors s’inscrivait dans un contexte historique et socio-économique spécifique.
L’expression « agriculture biologique » commence à circuler en France au début des années 1960. Elle désigne alors des idées et des pratiques venues de divers horizons mais toutes fondées sur une double conviction : le sol joue un rôle primordial en agriculture, il existe un lien entre agriculture, alimentation et santé. L’agriculture biologique s’oppose ainsi à l’intensification agricole et à l’utilisation excessive de pesticides et d’engrais chimiques, deux tendances en plein essor depuis la fin de la guerre. Le texte qui suit a été rédigé en 2015, pour le cinquantième anniversaire de l’introduction de l’agriculture biologique (autrement appelée « l’agrobiologie », ou tout simplement, « la bio » en Drôme. Il est donc daté et n’a d’autre ambition que de porter un regard sur le demi-siècle 1965-2015 au cours duquel l’agrobiologie, introduite par les Pionniers des années 1960, s’est adaptée et transformée jusqu’à déboucher sur le concept « Tech et Bio »dans les années 2010. Les informations qu’il propose découlent de deux sources. D’abord des entretiens, réalisés entre novembre 2014 et mars 2015, avec des producteurs très tôt engagés, les Pionniers, et avec des responsables d’organismes départementaux, institutionnels ou associatifs. D’autre part l’étude de documents concernant la Drôme et son agriculture, ainsi que l’exploration des archives de l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA- aujourd’hui INRAE).








