L’art… funéraire (au cimetière de Saint-Vérand)

Le cimetière, c’est le royaume de la mort. Toutes les dates affichées sur toutes les tombes en témoignent : celui qui git au dessous d’elles n’est plus. Il avait un corps, il avait un nom, seul reste le nom mais qui ne désigne plus que du vide. Pourtant, si l’on y regarde d’un plus près, il semble que cette évidence soit corrigée par la présence diffuse de signes divers, religieux, comme des croix, esthétiques comme des formes gravées ou sculptées, sentimentales comme des bouquets, des massifs végétaux. Un peu comme si les vivants qui visitent en ce lieu des proches disparus n’en avaient pas totalement fait le deuil. Aussi rouillés soient-ils, ces fers forgés témoignent aussi bien d’une foi religieuse que d’un espoir proche des plus folles légendes : du néant surgit l’enfant nouveau. La mort est renaissance.
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